Manifestation pour la RESIDENCE ALTERNEE

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Manifestation pour la RESIDENCE ALTERNEE

Message non lude Animateur SOS PAPA » Vendredi 27 Oct 2006, 13:55

Manifestation pour la RESIDENCE ALTERNEE

Les enfants du divorce au cœur de la polémique
par les affirmations du Docteur Maurice BERGER de Saint-Etienne


Doit-on mettre des restrictions sur l'application de la RESIDENCE ALTERNEE dès la petite enfance ?


Une association "frère" organise samedi 28 octobre 2006 devant l’Hôpital BELLEVUE de SAINT-ETIENNE (42) une manifestation pour dénoncer les propos particulièrement malsains de Berger qui tente d'exclure totalement le père de la vie de l'enfant en faisant croire qu'il s'agit là de conséquences "d'études scientifiques sérieuses".

Or nous connaissons tous le dogmatisme et le parti pris de ce personnage totalement lié à certains mouvements anti-hommes.

Si vous souhaitez participer à cette manisfestation ( du coté de Saint Etienne ) ne vous en privez surtout pas.

Tous renseignement aux téléphones suivants :
03.80.42.12.33 ou 04.75.47.07.01 ou 06.80.68.98.62 ( les organisateurs ) ou en message privé ou mail à mois-même.

Bon Week-end

En réglementant la présence du père auprès de l’enfant en bas âge (jusqu’à six ans) :
 on fragilise le lien père-enfant qui est déjà très difficile à établir,
 on ne favorise pas le rôle de séparateur que le père doit avoir normalement entre la mère et son enfant et on accentue le sentiment de tout puissance de certaines mères,
 on cantonne les mères à la maison et les pères au boulot pour pourvoir aux fonds,
 on se place contre la libération de la femme, on s'oppose à la parité,
 on considère que seule la femme a des contraintes et des obligations familiales et que, si elle travaille, elle doit s’en débrouiller,
 on empêche les mères d’avoir une vie sociale, professionnelle et personnelle satisfaisante,
 on met en rivalité les pères et les mères qualifiées de plus compréhensibles, plus tendres, plus sécurisantes, plus présentes, plus signifiantes, plus…
 on encourage les pères à démissionner alors que la société a un grand besoin de cadrer les adolescents : délinquance, violence, insécurité, drogue, alcool, etc.
 on ne donne pas la possibilité aux pères de transmettre à leurs enfants des valeurs, de leurs inculquer le respect, les règles de vie, d’exercer leur autorité parentale,
 on risque de laisser certaines mères (1) possessives, jalouses, mal dans leur peau entreprendre un travail de sape sur la relation père-enfant (syndrome d’aliénation parentale),
 on augmente la détresse des ''naufragés des tempêtes judiciaires'', les enfants, les mères et les pères qui se retrouvent sur les divans des psychologues et des psychiatres,
 on accentue le travail de destruction massive des familles entrepris depuis des décennies par la justice et ses auxiliaires,
 on se fait complice des corbeaux (avocats) qui se nourrissent du malheur des autres,
 on conforte les magistrats dans leur pouvoir et on déresponsabilise les parents,
 on ne laisse pas de champ à la médiation familiale pour gérer des conflits,
 on se fait complice des entreprises qui ont un besoin massif des hommes ‘’dégagés’’ de leurs contraintes familiales et qui rechignent à embaucher des femmes pour cause de grossesses et d’absentéisme,
 on ne respecte pas le droit de l'enfant à être élevé par ses deux parents :
Convention Internationale des Droits de l'Enfant adopté par l'ONU le 20 novembre 1989.
(1) A noter qu'il arrive que le "travail de SAP" (syndrome d’aliénation parentale) soit opéré par le père si celui-ci a réussi à obtenir la résidence habituelle de l'enfant, au delà des six ans. Cela veut dire que le conflit parental n'a pas été réglé par la médiation familiale notamment.
Alors faut-il légiférer sur cette question ou aider les parents à trouver eux-mêmes la meilleure solution pour leurs propres enfants ?
Docteur Maurice BERGER,
En l'absence de tout travail sérieux sur la question de la Résidence Alternée pour les jeunes enfants, travail normalement publié dans des revues filtrées par les meilleurs spécialistes, s'appuyant sur une étude biographique des travaux antérieurs voire sur des statistiques respectant certaines règles élémentaires de représentativité des échantillons, vous ne pouvez pas mettre simplement en amont la différence de compétence, liée au sexe, entre le père et la mère vis-à-vis de l’enfant pour reléguer le père soi-disant « moins tendre, moins protecteur » à un rôle de comparse.
Voyons ce qu'écrivent des spécialistes :
Christiane OLIVIER, psychanalyste, dans « Les Fils d’Oreste », éditions Flammarion :
« Le père n’a pas besoin d’être présenté par la mère à l’enfant s’il est suffisamment présent avant, pendant et après la naissance, l’enfant l’aura sans cela depuis longtemps intégré à tous ses sens ».
L’étude des américains SOLOMON et GEORGE sur laquelle vous vous appuyez est non seulement sujette à de nombreuses distorsions mais a été battue en brèche par les conclusions d’une autre étude américaine de KELLY et LAMB (2001) qui affirme que :
« les mécanismes qui sous-tendent la formation et la consolidation des liens sont semblables avec les deux parents bien que la plupart des enfants en bas âge établissent des rapports préférentiels avec les personnes qui prennent la responsabilité des soins, cette préférence diminuant progressivement et disparaissant à partir de 18 mois. »
Gérard POUSSIN, psychologue grenoblois explique :
De 0 à 2 mois le bébé utilise un répertoire inné (cris, pleurs) pour attirer l’attention d’un adulte pourvoyeur de soins. Il commence à associer cet adulte avec le sentiment de soulagement.
Vers une semaine il reconnaît le ou les adultes en question, mais il accepte des soins de n’importe quel adulte.
Entre 2 et 7 mois l’enfant commence à marquer une préférence pour certains adultes (sourires, orientation, position du corps, etc.). Il accepte encore d’être séparé de ses parents, mais devient anxieux en cas de séparation trop longue avec un être humain.
Entre 7 et 24 mois le bébé cherche à conserver le contact avec ses parents, il les recherche dans les situations difficiles (fatigue, sensations de mal être, etc.) et proteste lorsqu’il en est séparé. Par l’attente de leur retour il manifeste la présence du stade que PIAGET appelait « la permanence de l’objet ». Il prend conscience qu’il n’est pas le seul centre d’intérêt (d’où des stratégies de captage de l’attention).
Dans la troisième phase l’enfant supporte mieux une séparation d’une figure d’attachement lorsqu’il est en présence d’une autre. S’il est attaché aux deux parents (cas le plus fréquent) le temps de séparation avec chacun d’entre eux ne doit pas être trop long.
Le temps passé auprès de l’enfant n’est pas le seul facteur en cause: des enfants sont attachés à leur père alors qu’ils ne passent pas beaucoup de temps avec lui et vers 7 mois « préfèrent » la mère quel que soit le temps passé avec elle (M. LAMB, 1997). Le bébé « préfère » le parent qui donne les soins primaires, mais cela ne signifie pas que l’autre n’est pas important.
Cette préférence diminue progressivement et disparaît à partir de 18 mois.
Les six premières années de la vie de l’enfant sont donc les plus importantes pour la consolidation des liens d’attachement de l’enfant avec ses deux parents.
Plutôt que de risquer de fragiliser un des liens parent-enfant, ce doit être « Notre enfant d’abord – Du divorce à la médiation familiale » de Muriel LAROQUE et Marie THEAULT, éditions A. Michel
Les parents divorcés veulent un vrai débat public sur cette question essentielle.
Alain CAZENAVE
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