Une nouvelle marraine pour SOS PAPA

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Une nouvelle marraine pour SOS PAPA

Message non lude Animateur SOS PAPA » Jeudi 27 Avr 2006, 9:11

Une nouvelle marraine pour SOS PAPA

Bonjours tous,

J’ai le très grand plaisir et l’insigne honneur de vous annoncer que SOS PAPA a une nouvelle marraine particulièrement prestigieuse.

Il s’agit de la sociologue et féministe de la première heure Evelyne SULLEROT

Vous trouverez en fin de ce mail la bibliographie de Madame Evelyne SULLEROT.
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Vous constaterez qu’elle a fait de la coparentalité et de la place du père dans la famille son combat bien avant que SOS PAPA n’existe.

Cela fait des années qu’elle se bat auprès entre autre de l’UNAF pour que le père retrouve son rôle fondamentale et indispensable auprès de ses enfants

Madame Evelyne SULLEROT est également une féministe convaincue. Elle est co-fondatrice du planning familial.

En effet, qu’est ce que le féminisme, le VRAI féminisme, si ce n’est de promouvoir l’égalité entre les sexes, de promouvoir l’éradication du sexisme sous toutes ses formes, de promouvoir la suppression de toute forme de prédétermination du rôle social (boulot, éducation enfant etc .. ) en fonction du sexe ( homme = boulot et pouvoir, femme = enfants et ménage ).

Le combat SOS PAPA qui vise à supprimer cette interdiction qui est faite au père de continuer de jouer un rôle fort dans l’éducation des enfants suite à un divorce au prétexte ahurissant que « les enfants, c’est le rôle des mères, seules les mères « savent », les pères « ne savent pas », les enfants n’ont pas vraiment besoin du père pour leur développement, ce combat de SOS PAPA donc, est bien un combat féministe.

Il est donc logique qu’une vraie féministe soutienne totalement notre action.

Une VRAI FEMINISTE, car comme l’a si bien écrit Elisabeth Badinter dans son livre « fausse route », il existe quelques associations « pseudo-féministe » ( misandre comme dirait notre ami Gérard ) qui font « fausse route » en pensant que le féminisme, c’est le combat CONTRE les hommes, la victimisation des femmes et la diabolisation des hommes.
Voir :
http://www.00dr.com/breve.php3?id_breve=803
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2 ... 80-5823402
http://www.peripheries.net/e-feminisme.html

En effet, notre entrée à l’UNAF est un tournant fondamental de notre action. D’ailleurs nos opposants misandres ne s’y trompent pas puisqu’elles contre-attaquent sur ce sujet.

Bienvenue à notre nouvelle et prestigieuse marraine.

Voici un petit mot d’Evelyne Sullerot qui VOUS est destiné.

Vous constaterez à quel point elle se félicite de l’entrée de SOS PAPA à l’UNAF.

Voilà que SOS Papa change de registre et agrandit son avenir. L’association est toujours au service des enfants et du respect de la fonction paternelle ; mais, en entrant dans l’UNAF comme organisation famiiale représentative, elle va participer un peu à l’élaboration de la politique familiale, et elle va veiller à la juste application du principe de coparentalité, nouvellement reconnu. En effet, ce qui change également les horizons et les actions de SOS Papa, ce sont ces lois récentes dont je retrace la genèse dans mon dernier livre “Pilule, Sexe, ADN, trois révolutions qui ont bouleversé la famille (Fayard, 2006) Il s’agit, d’une part, de la loi du 4 mars 2002 qui pose le principe de l’exercice en commun de l’autorité parentale par les deux parents, que ceux-ci soient mariés, pacsés, simples partenaires, ou séparés, ou divorcés. C’est une véritable révolution qui prend en compte l’existence et la réalité durable du couple parental, quels que soient les avatars du couple conjugal que forment les parents de l’enfant. Cette loi rompt avec l’habitude prise par les juges, après la loi de 1975 sur le divorce, de fabriquer, après les divorces et séparations, des petites familles tronquées dites “monoparentales”, réunissant presque toujours les enfants et la mère, - le père devenant un parent de second ordre sans vraie responsabilité éducative, “condamné” à pension, même s’il n’a aucun tort, obligé de mutiler son amour paternel alors que le nouveau compagnon de la mère prend sa place.
D’autre part, le 1er Juillet 2006 va s’appliquer l’ordonnance du 4 Juillet 2005 sur la filiation : à partir de cette date, la famille ne sera plus fondée sur le mariage comme elle le fut depuis le Code civil de 1804, mais sur le lien père/enfant et le lien mère/enfant, chacun établi séparément à la naissance de l’enfant. Après des années de familles “matricentrées”, voilà que l’on rééquilibre les rôles parentaux. Le père pourra même reconnaître son enfant par anticipation, s’il craint que la mère ne le lui dérobe en accouchant sous X, - ainsi que vient de le reconnaître la Cour de Cassation. La révolution génétique connaît là ses premiers effets, et ce n’est pas fini. On cherchera toujours plus à faire coïncider la filiation juridique avec la filiation biologique. C’est, pour le père, une nouvelle ère qui commence, - celle de la vérité, du partage équitable et de la responsabilité.
Donc, SOS Papa va aider les pères à gérer leur responsabilité privée, et aider l’Etat à gérer les aides et soutiens aux familles, responsabilité publique de première importance. Je serai heureuse et fière d’être à vos côtés dans cette nouvelle phase de votre vie associative, comme je l’ai été dans le passé, qui fut bien différent.
Car, grâce à l’ADN, la révolution génétique, que personne n’attendait, va, petit à petit, parvenir à redresser les lourds déséquilibres entre mère et père qu’avait introduits la révolution contraceptive, - ce torrent qui a succédé à la découverte de la pilule. Attendue, désirée, portée par les femmes, la contraception, à partir de 1965, leur donne enfin le pouvoir de maîtriser leur fécondité. Comment ne pas s’en réjouir pour elles, alors que tant d’hommes se sont montrés depuis si longtemps tellement irresponsables envers elles ? Dans les couples, rapidement, elles deviennent les décideuses des grossesses et des naissances ; plus nettement encore après que le droit leur fût reconnu d’avorter sans l’autorisation du père de l’embryon. Elles continuent d’assumer le premier rôle dans l’éducation des enfants, tout en assurant leur autonomie par le travail. Dans le domaine de la famille, que tous concèdent aux femmes, le féminisme devient l’attitude à la mode dans les médias, pour les psys, et pour les juges. D’où quinze années de “Garde à la mère!” et d’éclipse de la paternité. Or, sur les talons de la révolution contraceptive, les hommes ont cru pouvoir lancer, orchestrer, commercialiser une révolution sexuelle. Celle-ci, envahissante, entêtante, n’a pas rendu aux hommes leur dignité de pères, mais a fragilisé les couples ; aussi, de 1975 à 2005, on voit augmenter sans cesse les séparations et divorces, dont une forte proportion (65%) avec enfants. Tout au long de la révolution sexuelle, les enfants vont être confiés aux mères, dans un climat très spécial : minimisation des effets sur les enfants de la séparation de leurs parents, victimisation des “familles monoparentales”, criminalisation accrue des “agressions sexuelles”, ignorance des souffrances des pères. Quand j’ai publié en 1992 Quels pères ? Quels fils ?, premier livre sur la crise de la paternité, j’ai reçu des centaines de lettres de pères séparés de leurs enfants, j’ai été traitée de “traitresse” par les féministes, et Michel Thizon, alors président de SOS Papa, m’a demandé mon patronage. Par la suite, j’ai été de meetings en colloques, de diners-débats en émissions diverses. Les sociologues, les juristes, les militants familiaux, les travailleurs sociaux qui connaissaient de longue date mes travaux et mes actions en faveur des femmes ne comprenaient pas ce que je faisais aux côtés de ces pères rebelles, “tous des brindezingues”, me fut-il dit, des machistes, des mauvais payeurs... Pourtant, depuis le temps du Planning, je n’avais pas changé, pas cessé de poursuivre le même but : défendre le trio père/mère/enfant(s), promouvoir la coparentalité même après les divorces, assurer le plein exercice de la double parentalité dans l’intérêt des enfants. Penser d’abord aux enfants, et aux conditions nécessaires à la cohésion sociale et à la transmission des valeurs. C’est cette histoire, sous tous ses aspects, que je retrace dans Pilule, Sexe, ADN, trois révolutions qui ont bouleversé la famille. Désormais, les choses ayant changé, l’ADN confirmant l’importance de la paternité biologique, et, partant, confortant le référent paternel, - SOS Papa n’aura plus besoin, ou beaucoup moins, d’être une association de révoltés révélant les injustices, et jouera de plus en plus le rôle constructif et fécond d’une association exemplaire revendiquant la responsabilité parentale dans l’intérêt de tous. Ce sera un honneur pour moi de rester à vos côtés.

Evelyne SULLEROT, sociologue, membre honoraire du Conseil Economique et Social, membre correspondant de l’Institut.


PS : Notre marraine depuis 10 ans, Anny Duperey qui reste membre de notre comité d’honneur, constant qu’elle a fait pour les pères tout ce qu’elle pouvait apporter, a souhaité réorienter son action pour les 10 ans à venir en faveur des enfants. On ne saurait lui reprocher une telle démarche.
Elle reste totalement solidaire de notre cause et de SOS PAPA comme elle nous le dit dans un joli petit mot que vous découvriez dans le prochain magazine SOS PAPA n°60.



BIBIOGRAPHIE

Évelyne Sullerot


Évelyne Sullerot née Hammel, est née le 10 octobre 1924 à Montrouge. Commandeur de la Légion d'Honneur, elle est célèbre pour son combat féministe.
Issue d'une famille protestante, elle est la fille d'André Hammel et de Georgette Roustain. Son père, médecin, fit ouvrir l'une des premières cliniques psychiatriques de France. Il était chevalier de la Légion d'Honneur. Sa mère décéda de faim et de froid pendant la Seconde Guerre mondiale à la gare de Valence en 1943. Tous deux, très engagés religieusement (protestantisme), socialement et politiquement, ils reçurent à titre posthume la médaille des Justes de Yad Vashem, pour avoir sauvé onze Juifs pendant la guerre.
Évelyne Hammel, pendant son année de philosophie, fut arrêtée puis jugée à Nîmes par la police de Vichy pour « propagande antinationale et propos hostiles au chef de l'État » (Pétain). Revenue en zone occupée, elle entre alors dans la résistance à l'OCMJ (Organisation civile et militaire des jeunes). Mariée à François Sullerot, ils auront quatre enfants. Evelyne Sullerot est la cousine de la résistante Elisabeth Rioux-Quintenelle et la petite nièce d'une des initiatrices du mouvement féministe en France, Louise Massebiau-Compain.

Combat pour la cause féminine

• En 1955, elle propose à la gynécologue Marie-Andrée Weill-Halle de fonder une association de femmes pour promouvoir le « contrôle des naissances ». Ce sera la « Maternité Heureuse », qui devint, deux ans plus tard « le Mouvement Français pour le Planning familial ».
• Elle écrit par la suite de nombreux ouvrages féministes à succès.
• En 1967, elle fait à l'Université Paris X Nanterre le premier cours au monde sur les études consacrées aux femmes : de la génétique à la place des femmes dans la vie politique, en passant par la sociologie et le travail des femmes.
• En 1968, par son rapport sur « L'Emploi des femmes et ses problèmes dans la CEE », elle est à l'origine de la « Directive européenne sur l'égalité de traitement entre hommes et femmes ».
• Internationalement reconnue comme expert, elle réalise alors une série de missions pour le BIT, les Nations unies et l'Unesco.
• En 1974, elle est nommée membre du Conseil économique et social, renouvelée en 1979 et en 1984. Durant ces quinze années, elle siègera à la section du Travail et à celle des Affaires Sociales, et fera plusieurs rapports.
• En 1984, l'Union européenne lui demande un rapport sur La diversification des choix professionnels des jeunes filles et des femmes dans lequel elle formule 80 « recommandations » dont 78 seront adoptées par le Conseil de l'Union européenne.
• En 2000, elle est élue présidente, puis présidente d'honneur de l'association « Population et Avenir », vice-présidente des « Associations familiales protestantes », vice-présidente de la « Fédération nationale des associations de prévention de la toxicomanie ».
• En 2000, elle est également élue membre correspondant de l'Académie des sciences morales et politiques.

Combat pour la cause masculine

Avocate, Evelyne Sullerot est également ulcérée par la dégradation de la condition paternelle dans les affaires de divorce, sur laquelle l'affaire de Cestas a attiré l'attention, et dont les statistiques des jugements de garde montrent pourtant qu'elle se dégrade de 1974 à 1980 : les enfants se voient de moins en moins souvent confiés à la garde de leurs père, et les circonstances du divorce font que certains en sont même de facto durablement éloignés. Elle publie un ouvrage analysant la situation et proposant quelques remèdes : Quels pères, quels fils ?

QUELS PERES QUELS FILS
L'évolution des moeurs a bouleversé, sans le redéfinir, le rôle du père. Privé de l'autorité traditionnelle, n'est-il plus qu'une mère en second ? Célibataire, il n'a aucun droit sur l'enfant, même s'il l'a reconnu ; divorcé, il est le plus souvent " éjecté " ; et dans les deux cas, sommé de payer... Autre dimension du problème : quel rôle joue-t-il véritablement dans l'évolution des enfants ? Quels effets entraîne son absence dans un pays où deux millions d'enfants ne le voient que de temps en temps, ou jamais ? Sociologue et féministe convaincue, Evelyne Suilerot pose ici toutes les questions, juridiques, psychologiques, biologiques, touchant à la paternité. Et donne, pour finir, la parole aux garçons de 15 à 18 ans, qui seront pères au XXIe siècle.


Publications
• La Presse féminine, Armand Colin, 1964.
• Histoire de la presse féminine, CNRS Armand Colin, 1964.
• Demain les femmes, Robert Laffont, 1965, traduit en 11 langues.
• La vie des femmes, Gonthier- Denoël, 1965, traduit en 5 langues.
• Histoire et sociologie du travail féminin, Gonthier-Denoël, 1968, 10 traductions.
• La femme dans le monde moderne, Hachette, 1970, 8 traductions.
• Les françaises au travail, Hachette, 1973.
• Histoire et Mythologie de l'amour, huit siècle d'écrits féminins, Hachette, 1974, couronné par l'Académie Française.
• Le Fait feminin / ouvrage collectif sous la direction de Evelyne Sullerot, avec la collaboration de Odette Thibaut, préface A. LWOFF, prix Nobel, Fayard 1978, 9 traductions.
• L'aman, roman, Fayard, 1981.
• Pour le meilleur et sans le pire, Fayard, 1984, couronné par l'Académie des Sciences Morales et Politiques.
• L'enveloppe, roman, Fayard, 1987.
• L'Age de travailler, Fayard, 1986, 3 traductions.
• Quels pères ? Quels fils ?, Fayard, 1992 et le Livre de Poche 1994.
• Alias, roman, Fayard, 1996 et le Livre de Poche, 1999.
• Le Grand Remue-ménage, crise de la famille (Fayard, 1997) voir commentaire.
• La crise de la famille, Pluriel, Hachette-Littératures 2000.
• Diderot dans l'autobus. Ou comment se laisser aller à des pensées incorrectes sur les moeurs actuelles et l'avenir de l'espèce humaine, (Fayard, 2001) voir article du Monde.
• Silence Fayard (3 mars 2004) Broché - 280 pages ISBN : 2213619379
• Pilule, Sexe, ADN - Trois révolutions qui ont bouleversé la famille - Fayard, 5 avril 2006, 320 pages.
Alain CAZENAVE
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Message non lude le_pape » Jeudi 27 Avr 2006, 12:20

C'est une excellente nouvelle dont tous les bons parents se féliciteront .
La vie est une grande aventure , rien n'est jamais perdu définitivement , rien n'est jamais gagné pour toujours . Aides toi (ça fait la moitié du chemin) et aides toi encore (ça fera la seconde moitié) , et dieu t'aidera pour le reste .
le_pape
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