SOS PAPA au Ministère de la Famille ce 3 nov 2006

Les actualités communiquées par le Bureau de l'association SOS PAPA (lecture seule)

SOS PAPA au Ministère de la Famille ce 3 nov 2006

Message non lude Animateur SOS PAPA » Samedi 4 Nov 2006, 11:05

SOS PAPA au Ministère de la Famille ce 3 nov 2006

Une délégation de SOS PAPA a été reçu ce vendredi 3 novembre par le cabinet du Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes handicapées et à la Famille : Philippe BAS.

Cette rencontre a durée 2h et demi et a été particulièrement cordiale et constructive.

Nous avons pu aborder de nombreux points qui vous tiennent à coeur (bien entendu, 2h et demi c'est long ... mais néanmoins bien trop court pour aborder et analyser tous les dysfonctionnements )
Malgré une petite réserve en début d'entretien sur la Résidence Alternée, nous avons pu démontré à quel point cette résidence alternée est la seule solution préservant l'intérêt de l'enfant. Nous avons pu "démonter" les arguments pseudo-scientifiques anti-résidence alternée.

Et pour conclure ces bonnes nouvelles : SOS PAPA intègre le groupe de travail Ministériel d'étude du partage des allocs annoncé et mis en place mi-septembre. Nous pourrons apporter à ce groupe toute notre connaissance et notre expérience des séparations conflictuelles, l'importance de la place du père et de sa reconnaissance.

La situation est dramatique en France. La famille est en danger. Nous sentons de plus en plus de parents prêts aux solutions extrêmes. La situation devient extrêmement tendue. Le sentiment de ne pas être entendu comme un citoyen à part entière pour ce qui représente de plus important : les enfants, poussent de plus en plus de parents vers l’irréversible.
Les dysfonctionnements de la justice familiale
o Inégalité de traitement père-mère : 90% des gardes sont accordées à la mère.
o L’incapacité de notre système à garantir les deux liens parents-enfant et en particulier le lien père-enfant . Dans 30% de ces gardes à un seul parent avec droit de visite et d’hébergement à l’autre parent, l’enfant perd tout contact avec son parent gardien au bout de 3 ans. Et pourtant le code civil insiste sur la nécessité pour l’enfant de conserver des liens forts avec ses deux parents. Il s’agit donc d’un échec patent de cette solution en cas de conflit.
o L’incapacité de notre système à résoudre les conflits parentaux. Aujourd’hui, en cas de garde à un seul parent avec droit de visite et d’hébergement à l’autre, les conflits deviennent de plus en plus forts et de plus en plus long ( 10 ans ). Or, nous le savons tous, ces conflits sont totalement destructeurs pour les enfants soumis à ce « conflit de loyauté » qu’ils ne savent pas gérer. Aujourd’hui, il suffit à une mère de créer le conflit … pour que le JAF refuse la Résidence Alternée et confie l’enfant exclusivement à la mère. ( et dans ce cas le père perd tout contact ). La justice familiale juge en fonction de ce que sont les parents ( homme – femme, disponible ou non, revenus etc ) et non pas en fonction de leur comportement et leur capacité à accepter l’autre parent. Il faut absolument privilégier le parent raisonnable, celui qui accepte de jouer le jeu de la coparentalité. C’est la seule solution pour tendre vers une pacification.
Le peu de décisions de résidence alternée ( 15% ), alors que c’est une solution d’avenir, que c’est la seule qui garantit à l’enfant ses deux parents en cas de conflit parental. On ne peut pas assujettir la résidence alternée aux seuls cas d’accord entre parents. Au contraire, en cas de conflit, la résidence alternée est la seule solution interdisant qu’un parent « n’élimine » l’autre parent. La Belgique et l’Italie l’on bien compris
Il faut absolument privilégier la résidence alternée. Dans cette organisation chaque parent peut organiser sont emploi du temps professionnel et personnel pour concentrer toutes ses activités pendant la période ou il n’a pas l’enfant ( déplacement professionnel, courses etc ). La période ou il a l’enfant, il est donc très disponible pour lui. Les deux parents sont donc «gagnants » et surtout l’enfant est triplement gagnant : son père est très disponible pour lui, sa mère est très disponible pour lui également et tout se passe dans le calme.
L’impérative nécessité à modifier le code civil. Il faut absolument condamner les « trois martingales » de l’exclusion du père :
o Lutter contre les non-représentations : sanction civile ou pénale REELLE. L’erreur faite aujourd’hui est de croire qu’une sanction va aggraver le conflit : c’est ridicule. C’est la non-sanction qui à travers la « validation » du crime aggrave le conflit.
o Lutter contre les éloignements géographiques volontaires : il faut privilégier le fait qu’en cas de désaccord, le parent déménage, mais pas l’enfant qui reste avec l’autre parent.
o Lutter contre les accusations mensongères … tout en protégeant l’enfant. Une fausse accusation contre l’autre parent de violence ou d’attouchement ( 50% de fausses accusations ) est le pire des crimes envers l’enfant. L’enfant ne se remettra jamais de ce crime.
o Pour lutter contre ces trois « martingales », la solution est simple : le « crime » ne doit pas « payer », ne doit « pas être rentable », ne doit pas aboutir au but visé à savoir, exclure l’autre parent, augmenter la pension alimentaire, obtenir seul les prestations familiales, se venger etc
Interdire les « points rencontres » ou « droit de visites médiatisés » comme solutions aux conflits parentaux. Ce type de solution ne peut convenir QUE si le parent gardien de l’enfant est MOTEUR de la reconstruction des liens de l’enfant avec l’autre parent. Or, en général c’est le contraire qui se passe : c’est le parent qui refuse l’autre parent qui obtient cette garde qui devient totalement exclusive.
La carte famille nombreuse pour le parent non-gardien
La revalorisation du rôle de parent non-gardien. Aujourd’hui, l’autorité parentale du parent non-gardien n’est pas reconnue dans les faits par les institutions.
Respect de l’autorité parentale conjointe par les administrations et les parents gardiens. Aujourd’hui, ni la CAF, ni l’école, ni la SNCF, ni les hôpitaux, etc ne reconnaissent l’autorité parentale du parent non gardien. Seul le parent gardien et réputé avoir l’autorité parentale. Il y a confusion généralisée entre l’autorité parentale et résidence principale.
La revalorisation du rôle de père. Aujourd’hui le père est dévalorisé voir diabolisé. On ne peut pas demander au père plus de participation dans l’éducation des enfants et en même temps les exclure. Il faut interdire et sanctionner les propos sexistes anti-père qui tendent à faire croire que les pères sont des violents, violeurs, incapables de s’occuper de leurs enfants. Les statistiques de allo119 montre chaque année que les violences envers les enfants ne sont pas le fait des pères en majorité. Les pères aujourd’hui sont très « amoureux » de leurs enfants et très présents. Les enfants sont le centre de leur préoccupation. Les exceptions (nombreuses certes) ne doivent pas être généralisées sur l’ensemble des pères. Plutôt que de diaboliser les pères, il faudrait au contraire les motiver. C’est l’intérêt des enfants.
Le partage des allocations familiales
• Le fait que le cout d’un enfant est presque indépendant du temps passé avec chaque parent ( RA ou non ) : chambres, lits, fringues, jouets, sortie etc.
• Notre souhait de participer DIRECTEMENT au groupe de travail du Ministre sur la partage des allocs


Comparaison droit de visite et d'hébergement - résidence alternée

Le droit de visite et d'hébergement un total échec en cas de désaccords entre parents car
• Il crée un déséquilibre entre les deux parents.
• Il entretient une guerre totale entre les deux parents dont l'enfant est la première victime.( jusqu'à 10 ans de guerre )
• Il entretient la confusion dans l'ensemble des partenaires de la cellule familiale : seul le parent gardien aurait l'autorité parentale
• Il permet au "mauvais parent", celle (ou celui) qui cherche à exclure l'autre, toute les manœuvres de type : éloignement géographique volontaire, non-représentation, radiation de l'enfant des écoles etc.
• La justice familiale n'est pas aujourd'hui ( de par son sexisme ) prête à gérer ce type de dissymétrie et à changer de parent gardien en cas de non respect de l'autorité parentale par le parent gardien.
• Après 3 ans de ce type de garde, l'enfant perd tout contact avec le parent non-gardien (30% des cas - incluant les cas "hors conflit - cela signifie 100% des cas à conflit).
• Le parent non-gardien est totalement marginalisé dans l'esprit de l'enfant qui très rapidement ne le considère plus comme "son père" mais comme un simple "copain". C'est ce que l'on appelle "les papas Mac Do"
• Le parent non-gardien ne participe plus réellement à la vie de l'enfant ( école, activité etc ). très rapidement il ne connaît plus son propre enfant.
• Le parent gardien vit dans une situation de "fausse monoparentalité" impliquant une charge difficilement gérable, une incapacité à concilier la vie de famille à la vie professionnelle, une tension croissante qui détruit l'enfant.
• Le parent gardien vit dans une situation de "fausse monoparentalité" qui ne permet pas de "faire le poids" face aux adolescents d'aujourd'hui. Il s'ensuit une génération d'enfant roi, délinquant et mal dans leur peau
• L'enfant voit son nouveau "beau-parent" plus que le parent non-gardien créant une confusion ( petits enfants) totalement destructrice.

La résidence est la seule solution aujourd'hui en cas de désaccord entre parent
• Grâce à l'équilibre et l'équité qu'il crée entre les deux parents, les deux parents se sentent écoutés par la justice, ils enterrent donc la hache de guerre assez rapidement. ( à condition bien entendu, que la Justice Familiale fasse correctement son travail et soit capable de sanctionner le parent qui ne respecte pas le droit de l'autre et à condition de ne pas rentrer dans une stratégie de l'enfant roi ou la JAF demande à l'enfant "avec qui souhaites tu aller" créant ainsi une mise en situation de pression psychologique SAP)
• Les administrations sont contraintes de prendre en compte l'autorité parentale des deux parents.
• Le jugement entérine dans les faits une obligation morale de ne pas provoquer d'éloignement entre les deux parents.
• Les deux parents participent réellement à la vie de l'enfant ( école, devoir, activité sportive, petites amourette etc ). Les deux parents restent donc deux vrais parents confidents
• Les deux parents équilibrent leur temps de présence auprès de l'enfant comme c'était le cas avant la séparation.
• Chacun des deux parents ( en cas de très jeunes enfants ) est épaulé par l'autre parent et conserve suffisamment de temps libre pour son organisation propre (libération des mères pour leurs propres loisirs et activités professionnelles ). Les deux parents ont leur part de "sacrifices professionnels" au bénéfice de l'enfant.
• Chacun des deux parents ( en cas d'adolescent : âge ingrat ) peut s'appuyer sur l'autre parent en cas de "crise d'adolescence". Les deux parents font "front commun". Il n'y a plus de situation de "fausse monoparentalité" si préjudiciable à l'enfant
Alain CAZENAVE
Président à la retraite de SOS PAPA
Animateur SOS PAPA
Posteur d'honneur
Posteur d'honneur
 
Messages: 609
Inscription: Mardi 1 Mar 2005, 19:58
Localisation: 84 bd Garibaldi 75015 PARIS

Retourner vers Actualités de l'association

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron